L’Église se rappelle ses origines

La Pentecôte marque, dans la tradition chrétienne, la venue de l’Esprit saint sur les Apôtres et la naissance de l’Église.

Cinquante jours après la Pâques, L’Esprit Saint pousse le petit groupe des disciples à donner naissance à l’Église. On le voit bien : l’Église ne nait ni d’une décision administrative, ni d’une stratégie humaine, mais d’un élan spirituel qui unit les différences : « Chacun les entendait parler dans son propre dialecte ». 

Des langues de feu se posèrent sur eux. Ce feu n’était pas destructeur ; il était purificateur et dynamisant. Il consumait les verrous de la peur, pour libérer une parole ardente. En un instant, la peur s’éloignait et les Apôtres devenaient audacieux, prêts à témoigner jusqu’aux extrémités de la terre. 

A la Pentecôte, l’Église reçoit alors sa feuille de route : être universelle, c’est-à-dire, ouverte à toutes les nations pour annoncer les merveilles de Dieu.

Fêter la Pentecôte aujourd’hui, c’est se demander comment nous laissons les dons de l’Esprit Saint fructifier dans nos vies. C’est accepter de sortir de nos cénacles contemporains, nos zones de confort, nos replis identitaires pour nous laisser bousculer par le vent de l’Esprit.

 En ce jour de fête, l’Église se rappelle ses origines pour mieux envisager son avenir : celui d’une communauté vivante, sans cesse renouvelée par le souffle divin. Et si, aujourd’hui en cette fête de la rencontre et de la mission suscitée par l’Esprit Saint, notre mission était de se rapprocher sans peur d’une personne que nous ne connaissions pas auparavant pour échanger avec elle juste nos prénoms. Les disciples ont commencé ainsi : simplement. Et les ondes de l’Esprit ont ensuite diffusé leur lumière. Ce rayonnement de l’unité dans l’Église, c’est l’Esprit Saint lui-même qui l’intensifie. Qu’il nous aide à vivre la Pentecôte aujourd’hui, au cœur même de notre Église.

L’édito du 24 mai 2026 – par le Père Ange