Entre Saint Joseph et l’Annonciation, entre le mystère de la paternité et de la maternité.

Ce 5ᵉ dimanche du Carême est encadré par deux grandes fêtes qui éclairent notre foi.

Jeudi dernier, nous avons célébré saint Joseph. Homme juste, discret, habité par la confiance. Lorsque Dieu entre dans sa vie, tout est bouleversé. Et pourtant, il ne se replie pas. Il ne comprend pas tout, mais il croit. Et parce qu’il croit, il se met en route. Sa force est là : une confiance silencieuse, concrète, fidèle au cœur de l’épreuve.

Mercredi prochain, nous célébrerons la fête de l’Annonciation. Marie, à son tour, reçoit une annonce qui dépasse tout ce qu’elle pouvait imaginer. Elle répond par un “oui” qui ouvre l’histoire du Salut. Ce n’est ni un “oui” facile, ni un “oui” naïf, mais un acte de foi. Marie ne voit pas tout, mais elle sait que Dieu est bon. Alors elle s’abandonne.

Un point commun relie Joseph et Marie : Dieu leur parle par un ange, messager spirituel envoyé pour manifester sa volonté. Face à cette parole, ils posent un acte décisif : ils font confiance.

Joseph se lève et agit. Marie accueille et consent. Deux réponses différentes, mais un même mouvement intérieur : la foi.

À travers eux se révèle un mystère plus profond. Saint Joseph montre une paternité qui n’est ni domination ni possession, mais mission reçue. La Vierge Marie révèle la maternité comme accueil : recevoir la vie, la porter, la laisser grandir. Elle nous montre que la fécondité naît d’un “oui”. Entre Joseph et Marie se dessine un même chemin : celui de la confiance en Dieu.

Prions pour nos familles, surtout celles qui sont éprouvées, et pour les personnes seules. Par l’intercession de la Vierge Marie et de saint Joseph, que chacun de nous grandisse dans la confiance en Dieu.

L’édito du 22 mars – par le Père Luc