Frères et sœurs,
Ce dimanche, nous célébrons le baptême de notre Seigneur. Lui qui n’avait pas besoin d’être baptisé s’est volontairement abaissé, afin que se révèle sa divinité. Du ciel, lors de son baptême, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » (Mt 3,17)
Chers amis, le baptême est l’entrée dans la joie du Seigneur. Dieu nous donne part à une vie plus forte que la mort, à une joie plus forte que la haine.
Voici ce qu’en dit Lou-Anne, jeune néophyte de la paroisse : « Le baptême m’a donné une joie comme je n’en avais jamais connu avant. Il me suffisait de me rappeler que j’allais me faire baptiser, ou que je l’avais été, pour être heureuse. Le baptême m’a permis d’aller encore plus vers Dieu et m’a confortée dans la conviction que je voulais donner ma vie au Seigneur, et surtout lui faire confiance. Lui faire confiance est la chose qu’il m’a le plus apprise pendant les mois qui ont entouré mon baptême. »
Et nous, qu’avons-nous fait de notre baptême, de cette confiance, de cette joie que le Seigneur donne à chacun de nous ? Vivons-nous encore aujourd’hui de cette joie, peu importe que cela fasse un an, dix, vingt ou trente ans ?
Edgard nous confie à propos de son baptême : « Mon baptême m’a apporté une paix intérieure, qui est passée par un vrai chamboulement lorsque j’ai réalisé que Dieu existait. Suivre Dieu, c’est grandir en adulte, se poser des questions, se dire : “Est-ce que je prends une bonne décision ?” »
Ainsi, le baptême se réalise en nos vies lorsque nous suivons Jésus jour après jour. Je compare souvent le baptême à un livre : avoir un livre dans sa bibliothèque, c’est beau, cela fait cultivé, mais il n’apporte rien s’il n’est pas ouvert… Voilà ce à quoi nous sommes appelés : rouvrir chaque jour le livre de notre baptême, par la prière, la charité, les sacrements, la Parole de Dieu… et ne pas garder notre baptême comme un livre jamais ouvert. Et ce livre-là, il n’est jamais trop tard pour l’ouvrir.
Belle semaine à chacun,
Père Luc
