Bon dimanche à chacun. Ce dimanche, l’Église prie pour tous les acteurs de la pastorale de la santé. Voici le témoignage de Marie-Sophie. Père Luc.
À l’occasion du dimanche de la santé, le père Luc m’a proposé de vous communiquer un bref témoignage de ma mission d’aumônier dans le cadre de la Pastorale de la Santé du diocèse.
Depuis novembre 2024, je suis aumônier au Centre Eugène Marquis à Rennes et je visite des patients éprouvés par le cancer, hospitalisés ou en fin de vie.
Ma mission est tout d’abord une rencontre fraternelle des patients et de leur famille, c’est très impliquant. Pour le patient et sa famille, l’annonce de la maladie est souvent un choc très brutal ! Il va falloir se confronter à ses peurs et ses angoisses, parfois à la mort, vivre avec ce diagnostic et aussi faire confiance.
Ainsi, par une simple visite, une écoute attentive, une présence discrète, une prière partagée, une communion apportée, un échange avec un patient éprouvé, en colère, parfois désorienté, je tente d’ouvrir un espace où chacun puisse se sentir accueilli, reconnu et aimé malgré la maladie qui fragilise, qui rend vulnérable et conduit parfois à l’isolement.
Et là, bien souvent, une parole de vie jaillit, une relation renaît, une réconciliation s’envisage avec soi-même, avec Dieu ou avec un proche ! Parfois, la Parole du Christ s’invite, peut rejoindre le patient, le fortifier, le transformer ; aussi, le sacrement des malades peut être reçu. C’est un moment fort à partager où la lumière du Saint-Esprit brille avec douceur et, ensemble, nous rendons grâce pour cet instant donné !
À la pastorale de la santé, nous sommes témoins de la souffrance et aussi de l’apaisement qui émerge dans une chambre d’hôpital, qui va s’exprimer à travers un regard, un sourire, un silence et souvent quelques paroles échangées, confiées.
Tout cela ne peut se vivre sans l’appui essentiel et formidable de l’équipe soignante du Centre Eugène Marquis qui, à travers ce lien, une concertation et un soutien mutuel, nous permet, ensemble, chacun à notre place, de rejoindre et d’accompagner le patient dans cette traversée et d’en « prendre soin », car nous ne voulons pas les laisser seuls face à leurs angoisses, leurs peurs, leur solitude.
Enfin, je crois pouvoir dire que ces visites, même si elles me renvoient à mes propres fragilités et vulnérabilités, m’émerveillent, me permettent de grandir en ma foi en l’homme, en l’Espérance de Dieu qui ne se tient pas à l’écart du vrai de la vie et est présent avec tendresse dans la traversée de l’épreuve de la maladie. Cette mission m’humanise, me décentre de moi-même pour être tout à l’autre, m’apprend la compassion et la simplicité dans la relation.
Oui, ce service des sœurs et frères, fragilisés par la maladie, est pour moi un lieu de grandissement et de fraternité, comme nous invite à le vivre le Pape François : « Le Monde doit prendre le chemin de la Paix, de l’amour, et de la Fraternité ».
Vous êtes les bienvenus à la pastorale de la santé !
Marie-Sophie

